Le froid (ré) active la circulation du sang.
Le cerveau réagit, par l’intermédiaire de la peau, à la variance des températures.
Le contact de la peau à tout corps de température différente de la sienne procure une sensation de froid [si la température est inférieure) ou de chaud [si supérieure].
La notion de chaud [concept] est donc indépendante, en soi, de la sensation de chaud.
Se laver, à notre époque, est synonyme d’humidification, et, souvent, d’immersion du corps dans l’eau.
La température de l’eau varie entre trente et quarante degrés Celsius, l’équivalent de la température interne et ambiante du corps humain.
Le cerveau enregistre la température idéale et subjective de « plaisir » et ainsi, normalise le chaud, le froid et le tiède.
Pour nous, hommes modernes, l’habitude - qui souvent est une action répétée par procuration de plaisir - régit notre hygiène, principalement celle, périodique ( quotidienne ) mais pas essentielle qu’est l’action de se laver.
Auparavant se laver consistait en l’élimination des particules mortes, ceci par l’action du frottement d’une surface aux propriétés rugueuses sur la surface de notre peau.
L’eau chaude n’est pas indispensable pour laver. Elle procure du plaisir.
Allier besoin et plaisir est quasiment indissociable de toute action répétée.
Seulement si chaud est la norme de plaisir pour les températures, il s’agit seulement de l’objective subjectivité d’une époque.
Le froid peut apporter le plaisir ou l’introduire par la sensation que procure une variation de température. Plus un laps de temps est court entre le passage d’une température sentie à une autre, plus grande est la surprise. Ceci bien sur est applicable à tout phénomène lié aux sensations.
Gardons à l’esprit que la sensation de chaleur n’est qu’une interprétation du cerveau sur une variation de températures.
Ce qui permettrait en théorie de se laver à l’eau froide.
Un concept tel que celui-ci pourrait faire figure d’utopie.
Tout est concentration.
Je développe : certaines pratiques physiques ne sont pas uniquement instinctives...
La concentration est un processus d’attention.
Se concentrer est une action de décision, une corrélation entre choix, attention et informations que le cerveau boit comme un cocktail.
Dans cette boisson il va sentir le goût correspondant à l’information la plus accessible et la plus nutritive.
Apprécier des températures fraîches, c'est possible mais il est bon de préparer autant le corps que le cerveau, façon de parler, puisque vous le savez, le corps ne sent que par l’intermédiaire du cerveau.
Pour ce faire autant se préparer mentalement à du physique, de la sensation.
Décidez de prendre une douche froide.
C’est très bon pour la circulation du sang dans les veines.
Accumuler de la chaleur, le principe entre autres, des saunas, hammams et bains turcs, permet de supporter ( .. et d'apprécier .. ) le froid très facilement.
Prenez une douche à la température habituelle qui vous agrée et augmentez progressivement la chaleur de l’eau.
Vous allez habituer votre corps à des températures plus élevées qu’habituelles.
Lorsque vous saturerez, vous pourrez soit abaisser la température de manière continue et lente, soit continue et rapide.
C’est cette deuxième option qui va vous faire prendre conscience à quel point le souffle est un vecteur puissant dans la maîtrise de soi !
Comme si vous courriez.
Il n’est pas nécessaire de pousser des hurlements ( .. lol .. ) mais cela peut aider dans un premier temps.
Une fois que vous aurez appris à maîtriser la sensation de froid, par le souffle, vous pourrez jouer des variations . . . et essayer de vous surprendre en programmant un système de diffusion aléatoire de températures, elles mêmes définies dans un panel, il ne faudrait quand même que vous vous cramiez . . . avec de l’eau !