Nous ne sommes pas doués ( dotés ) à la naissance de la parole : les seules variations que nous ay(i)ons sont l'intensité du cri ( interprétation de la manifestation de présence ) et l'utilisation abusive de la respiration ( gestion de ce paramètre organique non maîtrisée ).
Le cerveau stocke toutes les informations relevées par ses capteurs sensoriels et au fur à mesure de l'écoulement du temps adapte à son environnement de vie des repaires quand aux sons ( puisque là nous parlons de mots, en gros, ça tombe bien ! ) entre autres .
Les sons ou enchaînements de sons souvent réitérés par l'environnement de vie sont enregistrés et repérés par le cerveau . .
Ainsi, à l'attention que le cerveau apporte aux sons ( et/ou " enchaînement " ) succède les essais de reproduction orale.
Bien souvent il s'agit en premier des besoins primaires ainsi que la (dé)nomination de la mère et/ou du père. Qu'il s'agisse des parents en premier lieu n'est pas un " hasard " : en effet la mère aime bien les méthodes subliminales consistant à répéter le mot " moman " à la moindre occasion, que l'organisme peu âgé intégrant notre cerveau dorme ou non .
On pourrait écrire encore une multitude de tartines, mais là, le sujet qui nous intéresse est le vocabulaire et donc, par extension, la possibilité de choisir un mot entre d'autres pour dire la " même chose " .
Plus le temps passe, plus le cerveau assimile de données et est capable de les retranscrire avec précision.
Aux mots isolés succèdent de petites phrases simples puis complexes.
L'étape suivante se caractérise par la question .
Le cerveau a assimilé assez de données, en a mis certaines en corrélation et, s'il ne s'estime pas satisfait de la définition, de l'explication ou de l'exploitation de tel ou tel domaine, va formuler le problème avec ( théoriquement ) des mots .
Et c'est là que c'est vraiment intéressant : le cerveau, en formulant la question ne fait plus que répéter une suite de mots sans grande réflexion, il choisit l'ordre et les mots qu'il va employer pour exprimer sa pensée, ici sous forme de question . Cela signifie que pour connaître plus d'informations dans un domaine, il va puiser dans sa base stockant les données des mots qu'il juge " clés " pour décrire un problème s'il s'agit d'une question, d'une affirmation ou de ses dires tout simplement .
Ouvrons une parenthèse et parlons de la coachacademi, pas besoin de vous faire un dessin vous avez compris, à moins que vous habitiez au fin fond du groënland de France et que la seule télé du village se trouvant au bar ne diffuse que les résultats du loto . . passons . . Au cours d’un discussion, un tel disait à une telle :
" tu sais, je pense . . . blablabla "
Alors une telle ne sait pas, un tel ne pense pas ? . .
Parenthèse fermée
Le vocabulaire d'un individu dépend aussi de la " culture " dont il s'est imprégné durant les années de sa jeunesse ( premières années durant lesquelles il a appris(s?) à parler et les quelques suivantes ).
La culture télévision, la culture livre, la culture musicale et la culture gastronomique sont les principales avec lesquelles nous ayons étés immergés.
N’oublions pas la culture sportive, essentielle.
L'environnement des premières années ( et finalement de l’autonomie de culture que l’on acquiert au cours du temps ) va donc enrichir et donner lieu à des interactions de vocabulaire .
Deux personnes peuvent avoir un vocabulaire avec une extension sensiblement similaire et pourtant ne pas définir les mots avec la même logique.
Ils peuvent également avoir une logique d’interprétation semblable et ne pas choisir les mêmes mots pour définir une même idée.
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